Georges
[ Piano ]
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Une année après, ses parents lui proposent de jouer d'un instrument de musique. Georges choisit alors sans hésitation le piano, bien que son père eût préféré la flûte ou le violon. Les études classiques Georges commence donc le conservatoire auprès de Claudine Siffert, qui l'accompagnera pendant quatorze années. Après une année, ses parents lui offrent un piano droit Pfeiffer que Georges apprécie encore : " il a une bonne sensibilité et un beau son. Son touché est assez dur, mais cela est idéal pour un piano d'étude ! " Georges n'était toutefois pas un élève modèle. Bien qu'ayant une certaine facilité, et se mettant de son propre chef devant le piano, il ne faisait que quelques vingt minutes d'entraînement par jour, et il faillit même arrêter le piano après quelques années. Heureusement que sa maman l'incita à finir au moins l'année en cours, car il y eut le temps d'y reprendre goût, et cette fois, pour toujours ! La passion pour le piano s'éveilla à la fin de ses études obligatoires, vers l'âge de 14 ans. Un de ses camarades de classe, Joël, lui-même très passionné, lui offrit une cassette avec les " études d'exécution transcendante de Liszt ". Ce fut son premier contact avec la littérature virtuose pour piano. Cette révélation eut un effet positif sur lui : Georges commença à augmenter ses heures au piano jusqu'à quatre heures par jour, au grand plaisir de ses pauvres voisins. Il se mit également à découvrir par lui-même la littérature pour piano : d'abord Liszt, Chopin et Debussy, puis Scriabine, Ravel, Prokofiev et tous les autres… A côté de ses études de physique, il poursuit depuis automne 2002 ses études en classes professionnelles au conservatoire de Fribourg auprès de Christine Slongo pour le piano et Henri Baeriswyl pour la théorie. Le pianotage Un événement déterminant pour Georges fut son entrée dans la Nuithonia, société d'étudiant des gymnases de Fribourg. Jusque là, Georges ne jouait que pour lui. Or, en Nuithonia, il y avait un vieux piano désaccordé, mais encore audible et agréable au touché, qui allait très bien pour de la musique légère. Quoi de plus motivant que de travailler des petits morceaux pour les jouer à ses copains le vendredi suivant ! En plus, l'accueil de sa musique fut excellent : il accompagnait assez vite les chants de la société, et animait les fins de " stamm ". On lui proposait parfois des contraintes : " peux-tu jouer dans une autre tonalité ? " ou bien " fais-moi une variation sur le thème de pour Elise. " Cela eut un effet positif. Georges comprit vite qu'il aimait jouer pour un public d'amis. C'est grâce à cette envie de communiquer son art
qu'un soir alors qu'il était au théâtre des
Osses avec des amis, il demanda s'il pouvait jouer sur le piano
de la cafétéria. On le lui permit. Georges se mit
alors à jouer, et, comme à son habitude, il ne décrocha
plus de son piano et joua pendant plus d'une heure. En quittant
les lieux, il fut poursuivi par Gisèle Salin, metteur en
scène du théâtre, qui le remercia pour l'offrande
musicale et lui demanda ses coordonnées. Quelques mois
plus tard, il reçut un téléphone du théâtre
qui lui proposa d'animer la soirée du Nouvel An, ce qu'il
accepta. Ce fut un succès qui marqua ses débuts
dans la musique d'ambiance. Il lui arrive maintenant d'animer
des soirées d'anniversaire, des apéritifs, etc. Georges adore la musique de chambre. Il ne l'a découverte qu'après quatorze ans de piano avec son ami Thomas, violoniste, puis à travers un trio de Mendelssohn. C'est à peu près à cette période que Georges connut Lionel avec qui il joua avec et grâce à Léa à un concert pour l'aumônerie de l'université. Puis il connut Olivier, et vous connaissez la suite… " Ces moments passés avec d'autres musiciens, ce sont des moments très forts, ce sont des discussions pures qui vont droits au cœur. Quelle osmose à travers la musique ! Si je le pouvais, je ne ferais plus que de la musique. Composer et jouer en groupe : voilà le summum ! " Zerifah |
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