Benoît
[ Violon, voix ]
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Le latin, langue des premiers moines copistes, langue du savoir transmis, que l'étudiant au grand coeur retrouve au terme de son parcours de bachelier en ce fameux Collège-Lycée de la Royale Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, cet été de 2002 qu'il couronne d'une maturité Latin-Sciences. Puis autour du numéro 5 de la Rue d'Or, plus vieille façade du " Bourg Libre ", et de son Universitas Friburgensis : un nom latin à nouveau, mais qui nous frappera cependant moins que celui de l'établissement haut-valaisan, celui de l'esprit sain. Car cet Agaunois originaire de Salvan (vous aurez peut-être l'occasion de grimper au cur de son havre de paix, en son chalet de La Creusaz, aux Marécottes, où il aime tant à se ressourcer) est effectivement bien dans sa tête, alliant philosophie et physique au sein d'études universitaires bilingues. Il met en outre ses multiples connaissances scientifiques, informatiques et techniques au service des arts, lui qui a officié durant cinq années en tant que machiniste de spectacle pour les Jeunesses Culturelles du Chablais au Théâtre du Martolet, lui qui s'occupe également de webdesign et a créé plusieurs sites Internet, dont un spécialement consacré au violon (http://library.thinkquest.org/27178/).
L'âme, cette pièce finement ciselée du violon, symbole de l'émotion musicale, le jeune homme a su l'apprivoiser dès l'âge de 7 ans, puisque c'est en 1990 qu'il débute sa formation classique auprès de M. Cornel Borse, à ce Conservatoire de Sion qu'il fréquentera pendant dix ans, ponctuant son passage de deux certificats non-professionnels, un de solfège et un de violon avec mention " excellent ". Une formation classique que Benoît complète par plusieurs stages de musique (orchestre, chur, musique de chambre, composition) en Thurgovie et au Tessin, par un cours de perfectionnement auprès de M. Jan Dobrzelewski en 2000-2001, puis un autre de folklore irlandais avec M. Xavier Moillen, de 2001 à 2003. 1er violon dans l'Orchestre des Jeunesses Musicales de St-Maurice depuis 1997, Benoît a ainsi plus d'une corde à son archet et tâte à merveille de tous les styles, sachant faire partager son incommensurable plaisir de la musique - il caresse également l'ivoire et l'ébène du piano - tantôt inspirant le recueillement, tantôt invitant aux folles danses hongroises dans une czardas endiablée, toujours transmettant le frisson au sein d'un somptueux élan de pureté. Cet élan qui se rapproche tant de celui tenté par
la poésie qu'il semble finalement bien naturel de retrouver
Benoît aux côtés d'Olivier, qu'il connut -
jadis - au sein du Chur des Jeunes de St-Maurice et qu'il
accompagne depuis ces soirs de Noël où les deux compères
jouaient les Rois Mages musiciens
Patrice Genet |
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