Roxy à St-Maurice
9 Avril 2005

Théâtre de Valère à Sion
13 Mars 2004

La Trappe, Bex
24 janvier 2004

Festival Fully Sous Roc
27 décembre 2003

Open air, Massongex
20 septembre 2003

Roxy, St-Maurice
31 mai 2003

Roxy, St-Maurice
22 novembre 2002


Concerts

Théâtre de Valère, 13 Mars 2004 - Articles de presse

Des mots et des notes

Olivier Mottet sort un CD enregistré au Théâtre de Valère. L'occasion pour l'auteur-compositeur-interprète de Saint-Maurice de faire partager son univers.

Les mots, Olivier Mottet les aime sans modération. Et d'autant plus quand ils sont accompagnés de notes de musique.

Normal, dès lors, qu'il écrit et compose depuis l'adolescence. "J'ai écrit cinq ou six ans sans faire de concerts. En tout, j'ai fait environ 280 chansons, dont une bonne partie que je ne joue plus", explique le musicien de Saint-Maurice.

De son répertoire, l'auteur-compositeur-interprète a tiré dix titres, proposés sur un disque enregistré en public avec son groupe Légende, au Théâtre de Valère à Sion. Un CD intitulé "Algérie". "J'aime bien "L'étranger" de Camus, et avec Patrice Genet (qui a co-écrit la chanson "Algérie"), nous sommes sensibles à la littérature et à ce qui se passe en Algérie." Voilà pour le titre. Et pour le contenu, il navigue entre chansons d'amour tendres, scènes de vie comiques, comme les mésaventures d'un cocu, et autres tableaux poétiques. "Nous avons beaucoup travaillé la musique, peaufiné les chansons... Avec le live, on obtient une plus grande authenticité, ce n'est pas carré comme en studio. Nous avons joué sur la diversité: il y a des plages plus calmes au milieu et c'est aussi un CD de poésie..."

Renaud et Brassens

L'univers d'Olivier Mottet tourne autour de la chanson française. Mais pas n'importe laquelle: "Je n'aime pas trop la chanson française actuelle, je trouve que Benabar et Vincent Delerm font un peu "Balzac" avec de la description pour la description, et, à la limite, des choses vides de sens. C'est moins profond que Brassens, chanteur que j'aimerai tout le temps... J'aime aussi Renaud, que j'ai écouté en cachette pendant un an ou deux, parce que papa ne voulait pas que je l'écoute ! Et j'apprécie aussi Souchon, Voulzy, Bashung, même si ses paroles sont un peu hermétiques."

Comme les artistes qu'il admire, Olivier écrit sur tout ce qui le touche. "Toutes mes chansons ont un fond personnel. J'écris quand quelque chose me dérange : je pense que les chansons sont toutes porteuses d'un message; c'est un peu notre but, faire un peu de politique. Mais je n'écris jamais sous le coup de la colère, ça n'apporte rien." L'artiste parle-t-il de tout ce qui lui passe par la tête et par le coeur? "Non, je n'ose pas dire tout ce que je pense. Et il y a des chansons d'amour que je n'ose pas écrire: on ne peut pas afficher son amour partout, dévoiler ses sentiments au public."

Si l'enregistrement et le mixage du disque "Algérie" ont beaucoup occupé Olivier Mottet ces derniers mois, c'est surtout sur scène qu'il s'exprime, parfois avec son complice Marc Aymon.

Peu de concerts

Mais pour l'heure, peu de rendez-vous figurent à l'agenda du groupe Légende: "Nous ne pouvons pas faire beaucoup de concerts car nous avons tous des horaires différents. De plus, dans les fêtes, la chanson française n'a pas vraiment sa place, car les gens n'écoutent pas."

En attendant un éventuel concert à Paris le printemps prochain, Olivier continue de pincer les cordes de sa guitare. Le chanteur se voit-il un jour évoluer de manière professionnelle? "J'aimerais bien être pro. Mais je suis un stage d'éducateur et je ne veux pas lâcher en cours de formation. Pour l'instant, la musique, c'est une passion ; je n'ai pas besoin de ça pour vivre, d'un point de vue financier."

Joël Jenzer
Le Nouvelliste
11.11.04

Histoires en musique

Dans son album "Algérie", Olivier Mottet raconte des histoires. Car le jeune homme n'aime rien tant que les beaux mots, soulignés par des notes. Des histoires de coeur, mais aussi des aventures qui lui sont arrivées. Comme dans "Septembre 2000", qui narre un accident de moto qui aurait pu lui être fatal :
"Y'a eu Coluche, le corbillard
Reste Mottet, fini l'motard
Qui un soir de septembre 2000
Fauché par un imbécile
J'me r'trouvais le casque par terre
la gueule dans les débris de verre."

Dans "Noces d'amour", l'auteur-compositeur-interprète fait référence à quelques-uns de ses modèles :
"Y'a eu Gainsbourg et sa Jane
Brassens et sa Jeanne
Renaud qui se gêne
D'fumer sa Marie-Jeanne".

Sur une autre plage, il s'agit simplement d'amoureux à Montmartre:
"Au bout d'l'éternité
De l'espace d'un instant
Ils osent un p'tit baiser
Qui finit dans le vent."

Quant au titre de l'album, "Algérie", il est aussi celui d'une chanson, qui fait référence à Camus:
"De la temp(e) de Meursault
Suffoquant de détresse
S'écoule un fin ruisseau
De liquide vermeil."

Le disque, enregistré en public, fait aussi la part belle à la musique qu'Olivier Mottet a voulu soigner tout particulièrement. Pour ce faire, il est accompagné du groupe Légende, qui s'est étoffé, passant de quatre musiciens à sept. Les titres rythmés alternent avec les chansons plus calmes et intimistes, propices à des texte poétiques. Au total, dix chansons qui résument bien l'univers du musicien.